Bilal Berreni: les combattants ne meurent pas

En 2013, je signalais ici-même la mort de Bilal Berreni, street artiste radical que m'avaient fait connaître les amis d'Article 11, en ces termes: "A sa manière, particulièrement pertinente et belle, c'est-à-dire avec une intensité où la pertinence et la beauté fusionnent, il luttait contre l'entreprise d'invisibilisation des damnés de la terre, qui sert si bien les maîtres du monde. On se souvient avec émotion de ses interventions en Tunisie, de ces portraits grandeurs natures des morts pour la liberté dévisageant la foule dans les rues de la Tunis post-révolutionnaire ou des oriflammes brandis par les réfugiés lybiens à la frontière désertique de leur pays et qui les représentaient, eux: leur simple présence, leur simple image valant revendication à titre universel… Quand on songe à la manière dont il les avait confectionnés, en séjournant dans le camp, parmi les réfugiés qui l'avaient accepté au point ensuite d'utiliser ses oeuvres dans leurs manifs on mesure l'abysse entre l'art qui vit et les entrepreneurs multimilliardaires qui utilisent le même mot pour désigner leurs produits."
Ses amis, sa famille, ses collaborateurs travaillent à faire connaître bientôt, par l'intermédiaire d'un film et d'autres manifestations son travail exemplaire. Allez voir le beau film qui nous restitue sa présence lumineuse et si vous ne les soutenez pas, je ne peux rien pour vous.

 
Bilal refusait de "s'enfermer': faisons passer son message.

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